22 octobre 2009
Commémoration du 22 octobre
Puisque le conseilleur (non payeur) spécial de l'Elysée, le bien nommé Nono le petit robot, a appelé ses fonctionnaires de l'éducation nationale à être de bons soldats obéissants (mon dieu, mais quelle maladresse de sa part...), par solidarité, je vais commémorer aussi. Mais à ma façon. Pasque je suis pas fonctionnaire moi... ni soldat...
Jaurès-Jaques Brel
Ils étaient usés à quinze ans
Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grands-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laisse au visage un teint de cendre
Oui, notre Monsieur oui notre bon Maître
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux yeux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui notre bon Maître oui notre Monsieur
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelques sabreurs
Qui exigeaient du bout des lèvres
Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couvert de prêtres oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps du souffle d'un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
04 décembre 2008
Quand les mots deviennent caresses
Voici ce que j'ai reçu ce soir.... pour ceux qui ne le savaient pas, je m'appelle Ludovic... je suis sous le charme...
Ludique,
ton regard s'est égaré sur mes courbes et je te sens fasciné et lubrique
Une main empressée et ardente
effleure mes cheveux et ma nuque impatiente
Divin frisson
qui parcourt tout mon corps s'emplissant d'une incontrôlable agitation
Obéissant à chacune de tes caresses
ma chair sous ton emprise se tord de tant d'ivresse
Vibrante d'excitation et de plaisir,
je plonge dans la passion de ton désir
Intensément tu m'entoures de tes bras
et je te sussure "j'ai envie de toi"
Captive, prête à satisfaire le moindre de tes caprices
je me laisse envahir par ton implacable vice
23 septembre 2008
La poésie n'est pas que dans les textes
M'étant fait réprimander par mon co-auteur Indo à propos de mes "oublis" sur la poésie du dimanche (j'vous jure, la cogérance, c'est pas facile), je me rattrape aujourd'hui en vous parlant de ce que j'ai fait ce dimanche dernier justement.
Ayant lu un entrefilet dans la presse locale, j'étais bien décidé à aller pour une fois voir une exposition. Sachant quand même que ce n'était pas n'importe qui qui exposait: Daniel Buren! Pour les plus incultes ou les moins parisiens d'entre-vous, Daniel Buren, c'est ça:
Or il se trouve que cette oeuvre très controversée est à l'origine de mon premier choc artistique. J'avais 11ans quand j'ai découvert cette sculpture (toute neuve à l'époque), et je ne savais pas encore ce que c'était de ressentir une émotion devant une oeuvre. Il a donc fait mon dépucelage en la matière.
Buren a pour habitude de créer tout spécialement pour le lieu dans lequel il expose. Or le moulin albigeois lui a inspiré un travail sur l'eau. Pas compliqué, vu que le moulin est au bord du Tarn. Le résultat est tout simplement grandiose. J'ai sélectionné quelques photos pour vous indiquer ce à quoi ça ressemble, mais sans le bruit de l'eau, et sans une vision intégrale....ben ça vous aidera pas beaucoup... Donc bon, si vous êtes dans le coin (genre: une sorcière trainant dans la forêt noire), ou si vous passez pas loin, faites le détour. L'entrée est à 2€, ce n'est pas très long, mais vous en prendrez plein les mirettes...
L'expo dure jusqu'au 31 octobre. Ensuite, l'oeuvre, comme toutes les oeuvres in situ de Buren, sera tout bonnement détruite. c'est donc votre seule occasion de la voir...
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