14 juillet 2008
Eloge du voyage et des racines
"Les voyages forment la jeunesse " dit-on couramment... C'est pas faux. Mais ne confondons pas voyage et tourisme.
Bon, je sais que c'est pas dimanche aujourd'hui, mais c'est un jour férié ensoleillé, donc un jour supposé de faible audience. C'est donc le moment opportun pour parler de choses chiantes comme la poésie... Allez zou... Du Bellay chanté par Ridan. En bonus la libre adaptation de Brassens.
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
Découvrez Ridan!
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.
Découvrez Georges Brassens!
15 juin 2008
Imprévu
LaSorcière prend la tête des messages dédicacés. Je n'avais pas prévu de faire ça aujourd'hui, mais la qualité première de l'être humain est de s'adapter. Donc je m'adapte à la situation. Voici une chanson, et surtout un texte qui a eu le pouvoir de me soulager et de me redonner espoir quand j'étais au moment le plus sombre de ma dépression, autrefois. A une période où l'inutilité apparente de chaque mouvement n'avait d'égal que le pessimisme face à l'avenir. On ne sait jamais, peut-être que ce texte te donnera le même répit que ce qu'il m'a offert.
Brel- "La Quête"
Découvrez Jacques Brel!
Rêver un impossible rêve
Porter le chagrin des départs
Brûler d'une possible fièvre
Partir où personne ne part
Aimer jusqu'à la déchirure
Aimer, même trop, même mal,
Tenter, sans force et sans armure,
D'atteindre l'inaccessible étoile
Telle est ma quête,
Suivre l'étoile
Peu m'importent mes chances
Peu m'importe le temps
Ou ma désespérance
Et puis lutter toujours
Sans questions ni repos
Se damner
Pour l'or d'un mot d'amour
Je ne sais si je serai ce héros
Mais mon cœur serait tranquille
Et les villes s'éclabousseraient de bleu
Parce qu'un malheureux
Brûle encore, bien qu'ayant tout brûlé
Brûle encore, même trop, même mal
Pour atteindre à s'en écarteler
Pour atteindre l'inaccessible étoile.
08 juin 2008
Réflexion sur la récidive
A propos de tous les problèmes de notre société, je pense que la bonne démarche pour toute réflexion constructive est de réfléchir sans passion. "pff... évidence " allez vous me dire. Ah bon. Moi quand j'écoute les informations et les réflexions à chaud des enc... qui nous gouvernent, j'ai plutôt l'impression qu'ils jettent de l'huile sur le feu au lieu de calmer les passions. Et du coup, l'opinion populaire comme la classe politique réagit et légifère sans prendre le petit pas de recul pour observer la situation, analyser, et proposer une solution exacte.
Poésie engagée, troisième partie: l'histoire d'un homme pris dans le cercle vicieux de la récidive. J'aime beaucoup de ce texte car il propose une observation à froid, sans émettre de jugement sur le "héros". Il pose les faits, libre à vous d'émettre un jugement, libre à vous de répondre à la question qu'il se pose: est-ce la vie ou lui qui a décidé ça?
NTM, "Est-ce la vie ou moi"
Découvrez Suprême NTM!
Mais quel triste sort que de se voir séparé du monde
Que de se sentir à l'étroit comme dans une tombe
Cloîtré, j'ai trop de mal à gérer
L'angoisse que l'incarcération finit par générer
Je voudrais pouvoir m'évader
M'enfuir loin d'ici
Ensevelir mes souvenirs
Et tuer le passé, puis l'effacer
Mettre de côté tout ce que j'ai vécu, c'est le plus difficile à faire
Mais j'espère que cette période d'ombre aura fait la lumière
Sur ce que va devenir ma vie dans l'avenir
Ce que je vais pouvoir faire dès que je vais sortir
D'ici la tête haute, mec!
J'aurais payé ma dette
Je veux que l'on me respecte
Pas pour mes erreurs de parcours
Mais pour mon utopique tentative de retour
A une vie dite normale
Sachez que ça hante mes rêves et que pour moi c'est vital
J'en ai rêvé des tonnes et des tonnes de fois
Mais est-ce la vie ou moi qui a décidé ça?
{Refrain:}
Mais est-ce la vie ou moi?
Mais est-ce la vie ou moi qui a décidé ça?
Mais est-ce?
Trois calendriers déjà, pourtant rien n'a bougé
Puis de nouveau, les mêmes têtes pas réhabilitées
C'était sûr, cela n'a pas du tout évolué
Sauf ce doux parfum d'illusion de liberté
Qui gonfle en moi, et là je crois
Que le monde m'ouvrira encore une fois ses bras
Mais irréconciliable avec la réalité
Face aux exigences de la liberté
6 mois seulement et immanquablement
C'est reparti comme avant, je vais où va le vent
Porté pas mes potes qui m'engrènent, me suffoquent
Sale excuse dont j'use pour me sentir au-dedans plus propre
Mais nous savons bien qu'il n'en est rien
Quoiqu'il advienne j'ai taillé mon chemin
Et je ne sais plus si c'est la vie ou moi
Qui a décidé ça
Pourtant plein de fortes certitudes montent en moi
La défaite en est une
Et la haine en est une autre
A vie elles seront mes apôtres
Apôtres perturbant mes choix, mes repères
Non, sur moi plus rien n'a d'effet, salutaire
{au Refrain}
J'ai recouvré la vue, celle du prédateur
Par laquelle j'ai vu la perspective du bonheur
Erreur, je sais mais la tentation fut plus forte
Brader ma liberté au risque de finir derrière ces portes
Ne sont pas les choses qui m'ont traversées l'esprit
Non, j'ai plutôt fonctionné sans faire le tri
J'aurais dû, c'est sûr, envisager de reconstruire ma vie, mais
J'ai gâché toutes mes chances et mon énergie, ouais!
Tout ça est fini, à l'heure où je parle
Ma vie s'est changée en cavale
Une vie en transit, rien de plus infernal
Que d'être apeuré comme un animal
Chose que j'ai du mal à gérer car j'enrage
De n'avoir compris pour tourner la page
Sur ces business dont je n'évaluais pas l'importance
Comme celui qui fut l'ultime pour faire pencher la balance
Mais je passe sur les détails de cette histoire
Sachez qu'il y a eut mort d'homme, et je vous prie de croire
Que pas un jour ne passe sans que ma mémoire
Ne ravive ce souvenir sans aucun trou noir
Le lieu, l'heure et ce geste de trop, oui
Trop précipité pour que mon cerveau
Puisse, puisse gérer ce geste de trop
Ce geste de trop!(détonation)...et ce fut clos!
01 juin 2008
Poésie engagée, acte 2
J'aime bien le tennis. Dans mes goûts, il arrive derrière le basket, le foot, l'athlé, le cyclisme sur piste, mais je le tiens en très grand respect, car je pense que c'est le sport le plus complet, celui qui nécessite un trés haut degrés d'aptitude dans les trois qualités du sport: le physique, la technique et le mental. Au tennis, si il vous en manque un, vous ne serez jamais une grand champion.
Allez, le texte du jour mis en musique par La Tordue, Aragon "La Rose et le réséda", écris pendant l'occupation.
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Tous deux adoraient la belle prisonnière des soldats
Lequel montait à l'échelle et lequel guettait en bas
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Qu'importe comment s'appelle cette clarté sur leur pas
Que l'un fut de la chapelle et l'autre s'y dérobât
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Tous les deux étaient fidèles des lèvres du coeur
des bras
Et tous les deux disaient qu'elle vive et qui vivra verra
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Quand les blés sont sous la grêle fou qui fait le délicat
Fou qui songe à ses querelles au coeur du commun combat
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Du haut de la citadelle la sentinelle tira
Par deux fois et l'un chancelle l'autre tombe qui mourra
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Ils sont en prison Lequel a le plus triste grabat
Lequel plus que l'autre gèle lequel préfère les
rats
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Un rebelle est un rebelle deux sanglots font un seul glas
Et quand vient l'aube cruelle passent de vie à trépas
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Répétant le nom de celle qu'aucun des deux ne trompa
Et leur sang rouge ruisselle même couleur même éclat
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
Il coule, il coule, il se mêle à la terre qu'il aima
Pour qu'à la saison nouvelle mûrisse un raisin muscat
Celui qui croyait au ciel celui qui n'y croyait pas
L'un court et l'autre a des ailes de Bretagne ou du Jura
Et framboise ou mirabelle le grillon rechantera
Dites flûte ou violoncelle le double amour qui brûla
L'alouette et l'hirondelle la rose et le réséda
25 mai 2008
Y'a des jours...
Samedi était un jour bien rempli en mauvaises choses: télédéclaration d'impôts et découverte de notre ponction annuelle, défaite du Stade Toulousain, défaite du PSG (au revoir M.Pauléta et merci pour tout), temps pourri (font chier dans le Tarn, ils feraient mieux de garder leur temps de merde pour eux au lieu de l'exporter), fifille malade, tristesse chronique de LaSorcière... bref, une journée qui aurait du me mettre le moral dans les chaussettes.
L'après midi étant consacrée au shopping, je fis ma visite mensuelle et couteuse dans ma librairie favorite histoire de faire mon stock de bd.
Une affiche sur la porte... "24 mai en dédicace:..."
-"Chérie, on est le combien aujourd'hui?
-euh, le 24 je crois pourquoi?
-tu en es sûre?
-ben... (regardant sa montre), oui sûre."
Donc l'affiche est bonne pour moi, je n'ose y croire tellement c'est beau, à tel point que je suis resté 1mn sans bouger pour savourer l'instant:
"24 mai en dédicace dans votre librairie: Jean Yves Ferri", auteur dessinateur de "Aimé Lacapelle", de "De gaulle en vacances", et scénariste du "Retour à la terre" de Larcen
et. Un génie de la bd humoristique, quelqu'un " qui dessine les poules comme personne" (dixit Gaudelette), un dialoguiste truculent. Pour vous situer, Jean-Yves Ferri est le Audiard du dialogue régional.
Il était donc là, disponible, aimable et causant pour partager ses dessins et son goût de la bd avec les quelques clients du magasin en cette après-midi pluvieuse.
Une foutue clarté dans une journée de merde!
Bon, parlons poésie maintenant. Voici la première œuvre de ma thématique "poésie engagée". Un texte de Franck Giroud pour la grande Juliette.
Au bar de l'Étoile Rouge
Il y a bien longtemps
Je servais des canons de rouge
Aux potes à maman
Ça s'enivrait à la gloire
Du kir et des communards
Rêvant du Grand Soir
Je m'souviens de Vassiliev
Parti en dix-sept à Kiev
Donner vie au rêve
Pauvre moujik qui, autrefois,
N'possédait pas même tes mains
Il ne te resta qu'un bras
Au moins, c'était le tien.
Gais rossignols
Cerises et carmagnoles
Quels chœurs, quels luths
Rechanteront ces luttes
Pour ressusciter les Rouges
Du bar de l'Étoile Rouge ?
C'est en trente-six que Pablo
S'en alla bâtir
L'avenir et les châteaux
Sur l'Guadalquivir
Il tomba sous la mitraille
En braillant à plein poitrail
"Ay Carmela ay !"
Puis Anna chez Benito
A fait changer le tempo
Ô bella ciao, ciao, ciao !
L'hymne eut raison de l'idole
Bottes en l'air et nez au sol
Mais toutes ces cabrioles
Rendirent Anna folle
Et mon index
Trempé dans le Jerez
Sur le mur blanc
Traça "No pasaran"
En hommage à tous les Rouges
Du bar de l'Étoile Rouge
Au bar de l'Étoile Rouge
Reste plus que moi
Une vieille que les canons d'rouge
Ne mettent plus en joie
Il y a toujours sur le mur
Écrit le cri des purs et durs
Mais chacun s'en moque
"No pasaran, c'est du passé !"
Me disent des clients pressés
Faut changer d'époque
Mais même si ce goût de goulag
Dans mon verre en cristal de Prague
M'a tiré des pleurs
L'avenir est-il si radieux
Que l'on oublie celles et ceux
Qui l'ont rêvé meilleur ?
Anna, Pablo,
Vassiliev, de là-haut
De tout là-haut
Prév'nez vos petits frères
Que le bar
Même tard
Restera ouvert
04 mai 2008
Ôde aux nénés...
Un peu de légèreté ce soir pour célébrer un de vos attributs, mesdames... Pour vous faire comprendre que quand on vous croise dans la rue en louchant d'un peu trop près dans votre décolleté, c'est peut-être aussi pour penser à de jolies choses...
des vallées de promesses
caressées du regard
des beaux fruits que l’on laisse
au soleil des hasards
aréoles boréales
qui se lèvent sous le châle
pour ouvrir le bal
des amours matinales
envie de croco de croquer
dans ces cocos
tout ronds et tout chauds
dans leurs cocons de coton
à gogo de goûter à ces fleurs
de cotillon
envie de croco de croquer
dans ces cocos
envie de croco de croquer
dans ces cocos
y a pas dans le p’tit Robert
tous les mots pour dire la saveur
de tous les p’tits roberts
qui dansent sous les pull-overs
de toutes les couleurs
de l’ébène à l’ivoirine
de toutes les rondeurs
c’est fou ce qu’on devine
envie de croco de croquer
dans ces cocos
tout ronds et tout chauds
dans leurs cocons de coton
à gogo de goûter à ces fleurs
de cotillon
envie de croco de croquer
dans ces cocos
envie de croco
des farceurs des vantards
ceux d’la femme du facteur
qui fleurent bon comme des poires
en forme de bonheur
avec des tétons roses
comme la jeune cerise
sur le gâteau quand j’ose
ma main sous ta chemise
envie de croco de croquer
dans ces cocos
tout ronds et tout chauds
dans leurs cocons de coton
à gogo de goûter à ces fleurs
de cotillon
envie de croco
envie de croco
ces moelleuses molènes
toutes ces îles de seins
petits îlots de laine
dans l’océan des soies
envie de croco de croquer
dans ces cocos
tout ronds et tout chauds
dans leurs cocons de coton
à gogo de goûter à ces fleurs
de cotillon
envie de croco
envie de croco
des pointus des charmeurs
des têtus des rigolos
des charnus des fonceurs
des discrets des ramollos
des ambitieux des gonflés
des malicieux des jeunots
des petits des débridés
des gentils des costauds
des farceurs des vantards
ceux d’l’a femme du facteur
qui fleurent bon comme des poires
en forme de bonheur
avec des tétons roses
comme la jeune cerise
sur le gâteau quand j’ose
ma main sous ta chemise
envie de croco de croquer
dans ces cocos
tout ronds et tout chauds
dans leur cocon de coton
à gogo de goûter à ces fleurs
de cotillon
envie de croco...
La Tordue
27 avril 2008
La poésie dérangeante
J'ai déjà parlé ici de l'admiration que j'ai pour le groupe Les Elles. Deezer étant un peu pauvre à leur sujet, je charge aujourd'hui mon mp3 pour vous faire découvrir ou redécouvrir un morceau et un texte que je trouve dérangeant. Ecoute du morceau indispensable pour bien apprécier le texte à mon avis... N'hésitez pas à me donner vos impressions... Si l'ambiance vous plait, je peux faire l'effort (mais c'est vraiment parce que c'est vous) de charger d'autre morceau dans la playlist
Les Ciseaux pointus-Les Elles
La maîtresse m'a mis du scotch sur la bouche
Les autres ont dit bien fait
T'avais qu'à pas parler.
Ils sont cons les autres.
J'aimerais bien avoir des ciseaux avec des bous pointus.
J'aimerais bien avoir des ciseaux avec des bouts pointus.
J'aimerais bien...
Après on est allé dans la grande salle qui pue.
Il caille toujours là dedans.
Dans mon verre j'avais douze ans,
Pour être plus grande j'l'ai mis a l'envers
J'aimerais bien avoir des ciseaux avec des bouts pointus
J'aimerais bien avoir des ciseaux avec des bouts pointus
J'aimerais bien...
La grosse bonne femme nous a servi.
Encore d'la soupe à l'alphabet.
Moi j'voulais pas en avaler.
La grosse bonne femme elle m'a forcée.
Exprès j'ai tout dégobillé.
J'aimerais bien avoir des ciseaux avec des bouts pointus.
J'aimerais bien avoir des ciseaux avec des bouts pointus.
J'aimerais bien avoir des ciseaux avec des bouts pointus.
J'aimerais bien, j'aimerais bien, j'aimerais bien.....
06 avril 2008
Place au Maître
Voici le texte d'une chanson de Brel que j'aime tout particulièrement. A priori, cette chanson ne doit pas faire partie des plus connues, vu qu'elle n'était pas sur Deezer. Donc si certain d'entre vous la découvre et l'apprécie, j'en serai content.
Et la sous-préfecture
Fête la sous-préfète
Sous le lustre à facettes
Il pleut des orangeades
Et des champagnes tièdes
Et les propos glacés
Des femelles maussades
De fonctionnarisés
Je suis un soir d'été
Aux fenêtres ouvertes
Les dîneurs familiaux
Repoussent leurs assiettes
Et disent qu'il fait chaud
Les hommes lancent des rots
De chevaliers teutons
Les nappes tombent en miettes
Par-dessus les balcons
Je suis un soir d'été
Aux terrasses brouillées
Quelques buveurs humides
Parlent de haridelles
Et de vieilles perfides
C'est l'heure où les bretelles
Soutiennent le présent
Des passants répandus
Et des alcoolisants
Je suis un soir d'été
De lourdes amoureuses
Aux odeurs de cuisine
Promènent leur poitrine
Sur les flancs de la Meuse
Il leur manque un soldat
Pour que l'été ripaille
Et monte vaille que vaille
Jusqu'en haut de leurs bas
Je suis un soir d'été
Aux fontaines les vieux
Bardés de références
Rebroussent leur enfance
A petits pas pluvieux
Ils rient de toute une dent
Pour croquer le silence
Autour des filles qui dansent
A la mort d'un printemps
Je suis un soir d'été
La chaleur se vertèbre
Il fleuve des ivresses
L'été a ses grand-messes
Et la nuit les célèbre
La ville aux quatre vents
Clignote le remords
Inutile et passant
De n'être pas un port
Je suis un soir d'été.
16 mars 2008
On va déterrer...
Il est temps de ressortir le thème de la poésie du dimanche (ici pour ceux qui veulent en découvrir la ligne directrice)
Puisqu'on est dans le romantisme et les frissons, en voilà une qui, en texte comme en écoute (par Noir Désir, parce que Ferré, c'est physique, je peux pas) me hérisse le poil et me fait frissonner l'échine...
Des Armes
Des armes, des chouettes, des brillantes
Des qu’il faut nettoyer souvent pour le plaisir
Et qu’il faut caresser comme pour le plaisir
L’autre, celui qui fait rêver les communiantesDes armes bleues comme la terre
Des qu’il faut se garder au chaud au fond de l’âme
Dans les yeux, dans le cœur, dans les bras d’une femme
Qu’on garde au fond de soi comme on garde un mystèreDes armes, au secret des jours
Sous l’herbe, dans le ciel et puis dans l’écriture
Des qui vous font rêver très tard dans les lectures
Et qui mettent la poésie dans les discoursDes armes, des armes , des armes
Et des poètes de service à la gâchette
Pour mettre le feu aux dernières cigarettes
Au bout d’un vers français brillant comme une larme.Léo Ferré
14 mars 2008
Vous avez dit "romantique"??
Et me voici de retour pour la revanche de la vengeance du méconnu mais non moins reconnu "A ne pas dire...."
Après les erreurs féminines et masculines (vous noterez que je parle d'abord des filles.... en même temps, c'est elles qui font le plus d'erreur, hum hummm...) et les "à ne pas dire au lit", voici les tout nouveaux tout beaux "A ne pas dire après l'amour....."
mais pour changer.... nous allons numéroter les remarques et vous pouvez voter pour votre Number ONE!
1 "Tu sais, quand je t'ai dit que j'étais stérile, je rigolais !"
2 "Dis donc, tu pètes toujours comme ça quand on t'en met un coup dans les baguettes ?"
3 "Comme ça se fait que tu sois aussi LARGE là-dedans ?"
4 "Tu as déjà fait ça avec un tas de types, pas vrai ?"
5 "La prochaine fois que tu viendras, pas la peine de te casser la tête à mettre des sous-vêtements, d'accord ?"
6 (Sniff, sniff) "C'est la bouffe pour le chat qui pue comme ça ?"
7 (A haute voix) "OK les mecs, enveloppé, taillé, dans la poche,qu'on se le dise !"
8 "Tu es super au pieu, mais ta soeur fait mieux les pipes !"
9 "Mon ex-femme était mieux roulée, mais toi tu baises vachement mieux."
10 "On ne t'a jamais parlé de toilette intime ?"
11 "Peut-être que si tu faisais des pompes tes nénés grossiraient ?"
12 "J'aimerais que tu essaies MON déodorant."
13 "Une relation suivie, ce n'est pas mon truc. Tu préfères pas qu'on tire à date fixe, par exemple tous les mardis soir ?"
14 "Peut-être que si tu perdais du poids je pourrais rentrer complètement!"
15 "Première fois que je vois une nana qui a du poil aux seins !"
16 "J'ai attrapé ces petites rougeurs récemment..."
17 "Tu veux pas faire la vaisselle avant de te tirer ?"
18 "Tu devrais aller te laver, ou le chauffeur de taxi va croire qu'il y a un chat crevé dans ton slip !"
Allez, à vous de jouer..... et promis, je reviens vite avec de la prose rien qu'à moi... pcq ces derniers temps, me la suis joué plutôt tranquille..... kiss à toutes et tous

